« Jusqu'au début du XXe siècle, les habitants de l'île de Fanalei, à l'ouest de la Papouasie Nouvelle-Guinée, s'adonnaient au cannibalisme. Aujourd'hui, ils consomment la chair de dauphin…».

A Fanalei petite île de misère dans l’archipel Salomon, à l’ouest de Papouasie,les habitants chassent le dauphin et le mangent. Par contre, ils vénèrent les requins.
Pas d’eau potable, pas d’électricité pas de quoi se soigner.
L’évangélisation entreprise par quelques courageux missionnaires protestants a mis fin au cannibalisme au début de XX siècle.
Mais le rituel ancestral de la chasse aux dauphins continue de nos jours.

En pirogue, sans moteur, sans filet et sans arme,
les pécheurs sortent en haute mer et lorsqu’un banc de dauphin sillonne au loin, ils s’organisent en cercle séparés de plusieurs kilomètres. Ils s’emparent des pierres qu’ils frappent dans l’eau. Les mammifères se laissent guider dans le lagon.
Tout le monde saute dans l’eau, attrape les animaux et les entasse sur les pirogues.
Les enfants exultent. L’agonie des dauphins dure plusieurs heures.
Quand le moment de dépeçage vient toute la mer vire au rouge.

Pendant deux mois par an plus de mille dauphins sont tués à Fanalei,
ce qui constitue la seule protéine animale pour ce peuple.
Dans le dauphin, tout vaut de l’or. Leurs dents servent de monnaie primitive et pour se marier, on doit posséder au moins 2000 dents de dauphins.